Quizz du Père-Lachaise

Les célébrités du Père-Lachaise

4 km Paris 20e 3h30

culturelle

sportive

historique

DEBUT DU PARCOURS !

Intro

8 boulevard de Ménilmontant, 75020 Paris

Horaires du cimetière Père-Lachaise

Novembre à mi-mars :

lundi-vendredi, 8h-17h30 ; samedi, 8h30-17h30 ; dimanche et jours fériés, 9h-17h30.

De mi-mars à octobre :

lundi-vendredi, 8h-18h ; samedi, 8h30-18h ; dimanche et les jours fériés, 9h-18h.

Bienvenue dans le quizz du Père-Lachaise. Vous vous apprêtez à faire la connaissance de nos locataires. Rdv à chaque point d’arrêt de la carte pour deviner qui se cache derrière le portrait.

Mais avant cela permettez nous de vous rappeler quelques chiffres. Histoire que vous sachiez où vous mettez les pieds :

Vous entrez dans le plus grand cimetière de Paris. Et avec plus de 3,5 millions de visiteurs par an, c’est le plus visité au monde ! Le Père Lachaise c’est environ 70 000 tombes réparties sur 44 hectares de terrain. On y compte 5300 arbres et plus de 400 espèces végétales. Croyez-nous, c’est bien plus qu’un cimetière !

Le cimetière a ouvert ses portes en 1804. Son affluence est restée faible jusqu’en 1815 (vous comprendrez pourquoi pendant le parcours). Et il connu par ailleurs 5 phases d’agrandissement.
Concernant les condition d’admission sachez qu’il faut être domicilié à Paris. Alors rassurez vous ce n’est pas un club fermé : vous pouvez également mourir à Paris pour avoir votre ticket. Enfin vous pouvez y reposer aussi si vous y avez déjà un caveau familial. Vous avez des concessions de 10, 30, 50 ans et des concessions perpétuelles. (Il faut bien faire de la place de temps à autre vous comprenez ?)

Enfin nous avons un rapport privilégié aux artistes et personnes d’influences. D’où la raison de votre présence. Plusieurs de nos résidents nous ont d’ailleurs cités dans leurs œuvres littéraires. Et le cimetière est également apparu au cinéma dans des films tels que Le fabuleux destin d’Amelie Poulain ou encore dans L627 du réalisateur Tavernier. Pour les plus jeunes, rappelez vous du film Les animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald.

Voilà, c’est tout pour nous. Nous vous souhaitons une excellente visite et que ces rencontres vous inspirent !

1 – Rebelle

Bien le bonjour messieurs dames. Je suis connue pour avoir été une femme de lettre. Je ne suis d’ailleurs pas peu fière de vous dire que je fus la deuxième femme élue membre de l’académie Goncourt en 1945 !

Je suis née le 28 janvier 1873 en Bourgogne ou j’y vécu une enfance heureuse (j’étais la préférée de maman ). Je fus athée et féministe tout au long de mon existence. C’est papa qui m’initia aux lettres dès mon plus jeune âge.

Mon mari, ce sacré séducteur, me fit monter à Paris. Propriétaire d’une maison d’édition, il m’introduisit dans les cercles littéraires et musicaux de la capitale où je me fis un nom.

J’ai donc vécu de ma plume, mais pas que. Les parisiens ont pu me voir sur les planches de théâtre. Dans un style oriental et dénudé comme le voulait la tendance de l’époque. Et aussi pour le plaisir de provoquer ! Je suis passée par le Moulin Rouge et le Bataclan pour ne citer qu’eux.

Concernant les plaisirs de la chair, ceux-ci m’ont amenée à fréquenter des hommes mais aussi des femmes. Je me suis également mariée trois fois. Vous imaginez pour l’époque… Une vraie rebelle !! Mon parcours s’est ressenti dans mes écrits. On peut enfin dire que je fus une femme d’engagement !

Mon histoire pris fin le 3 août 1954 à l’âge de 81 ans à Paris. J’ai pour le coup eu le droit à des obsèques nationales s’il vous plaît (seule Sarah Bernhardt en avait eu avant moi). Je repose maintenant ici au Père Lachaise. En espérant que mon histoire vous ait inspiré. En tout cas elle inspira plusieurs réalisateurs : en 2018 c’est Keira Knightley qui incarna mon rôle dans un film retraçant mon histoire !

Alors ? Qui suis-je ?

Réponse

Sidonie-Gabrielle Colette, dit Colette

walkerz paris tombe colette

2 – Une histoire d’amour

Salutations à vous. Tout d’abord sachez que nous sommes deux et que nous nous sommes aimés secrètement. Et ce, bien avant la création du cimetière ! Nos dépouilles y ont été transférées afin de rendre le cimetière plus « attractif ». En fait c’est un peu grâce à nous que vous êtes là 😉

En ce qui me concerne je fus à la fois homme d’église et homme à femme. J’ai par ailleurs enseigné et fus l’inventeur d’un courant de pensée appelé « conceptualisme ». Mes manières choquèrent mon époque et me valurent une certaine réputation.

C’est ainsi que je fus engagé comme précepteur de madame. Pour être tout à fait honnête sa réputation la précédait également. Cette fille de la plus haute noblesse était le fruit d’une union illégitime. Elle fut alors placée en pension par son oncle, où elle reçu un enseignement artistique.

Elle écrivit des chansons qui furent reprises dans tout le pays. Une vraie rock star !

Ce fut l’amour au premier regard. À la fois charnel et intellectuel. Malheureusement pour nous la réforme grégorienne passa par là : en homme d’église j’ai dû faire le serment de célibat ! Dès lors nous vécûmes notre romance à l’abri des regards.

Enfin… Vous vous en doutez, on s’est vite fait remarquer ! Surtout son ventre, qui commença à gonfler. Notre enfant me valu les foudres de mon bel oncle qui envoya des hommes me punir : ils ne me retirèrent rien de moins que mes parties intimes… je le confirme, l’époque était brutale !

A la suite de cet incident notre histoire prit fin. Nous mourûmes chacun de notre coté, sans jamais nous revoir. Cette romance nous a rendu célèbres à travers les époques. Elle éclipsa presque nos travaux respectifs.

Alors ? Vous avez deviné qui nous sommes ?

Réponse

Héloise et Abélard


3 – Très drole

Bien le bonjour. Pour beaucoup je fis partie des plus grands humoristes français. À l’inverse, certains autres ne pouvaient pas me voir en peinture ! Un vrai petit chenapan ! Le boss de l’humour noir.

Je suis né à Pantin le 9 mai 1939 en banlieue parisienne. Mon éducation fut plutôt aisée dans les poches mais surtout dans l’esprit ! Ma mère me transmis d’ailleurs son goût pour la provocation et les jolies tournures de phrases.

J’ai eu la chance de voyager très jeune. Mon père était instituteur dans ce qu’on appelait alors les « colonies » : Laos, Cote d’Ivoire, etc… Après un service militaire en Algérie et une guerre exécrable, je rentrai définitivement à Paris.

Une amie me fit alors rentrer au journal l’Aurore pour y rédiger des brèves insolites. Malheureusement mon sarcasme déjà bien affûté n’était du goût de mon chef de service et l’expérience tourna court. Pas grave : après quelques années j’y fus réembauché avec les honneurs ! Vinrent ensuite les émissions de télé, de radio et bien entendu le théâtre !

Manque de bol, il me fut diagnostiqué un cancer des poumons. A vrai dire au vu des dégâts, ma femme et les médecins décidèrent de me cacher la vérité. Les filous ! Je mourus le 18 avril 1988 à seulement 48 ans. J’étais au sommet de ma gloire… Pour infos en bon athée, je suis passé par le crématoire. Mes cendres ont été mélangées à la terre devant laquelle vous vous trouvez.

L’histoire retiendra mon humour provocateur, voir dérangeant. Allant toujours à contre-sens des convenances. Toujours dans le double sens et dans l’absurde : nombreux furent ceux à ne pas comprendre mon second degré… Cela m’amena d’ailleurs à en conclure : « on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde ».

Avouez-le, je vous ais bien aidé avec ma dernière citation 😉 Alors, qui suis-je ?

Réponse

Pierre Desproges


4 – Virtuose

Messieurs dames. Je suis le fruit de l’union entre un français et une polonaise : ça donna lieu à de vifs débats autour de ma nationalité. Tout ça en raison de ma notoriété : et oui, je fus un des grands musiciens de mon époque. Mon instrument de prédilection ? Le piano !

Je suis né le 1er mars 1810 en Pologne, à des milliers de kilomètres de là. J’y ai passé la première partie de ma vie dans une famille aimante. On peut carrément dire que j’ai « grandi dans les choux » : mes parents avaient les moyens et m’ont appris les bonnes manières. Un vrai petit bourgeois !

Très tôt on m’acheta un piano qui était l’instrument en vogue à l’époque. Après quelques leçons on me décela des talents précoces.

Imaginez un peu, en 1817 j’ai composé mes deux premières œuvres. J’avais à peine 7 ans !! Je me produisais alors régulièrement dans les cercles aristocratiques ou je devins vite une vraie petite star.

Cependant la reconnaissance internationale fut plus difficile à acquérir. J’ai dû en donner des leçons de piano pour remplir ma gamelle ! Ça m’a amené à vagabonder à travers toute l’Europe : Vienne, Paris, Berlin, Londres et j’en passe…

Tous ces déplacements n’ont pas arrangé ma santé fragile. Mais je ne regrette pas pour autant mes pérégrinations : j’y ai rencontré pleins de jolies femmes. Je me suis aussi fait plein de copains. Certains sont d’ailleurs avec moi, ici même, au Père Lachaise !

Mon œuvre restera enfin comme l’une des plus connues de la musique classique. Vous m’avez probablement écouté sans le savoir dans une pub ou dans un film. Aujourd’hui, même des rappeurs reprennent mes mélodies pour leurs chansons ! Bref je suis toujours dans le game !

Alors j’en conviens cher visiteur, l’exercice n’est pas des plus évidents. J’espère cependant qu’avec tous ces indices vous aurez deviné qui je suis !

Réponse

Frédéric Chopin


5 – Du style

Salut les gars ! Et ouais… Je fais partie de cette grande famille des « filles et fils de. » J’ai malgré tout réussi à m’affranchir de la notoriété de mes parents en devenant un chanteur de renom. En parallèle j’ai aussi écrit et fait de la peinture. Malheureusement comme beaucoup d’artistes de mon époque, j’ai contracté le SIDA qui aura eu ma peau.

Je suis né en Province, le 24 avril 1963. Mes parents étaient à la fois artiste et journaliste engagé. Ça en coûtera d’ailleurs sa vie à mon père en 2015 mais passons…

J’était donc prédisposé à être alternatif et anti système. J’ai commencé à fréquenter les milieux punks. D’abord dans un petit groupe à la basse. (C’est la qu’au détour d’une seringue je contractai ma séropositivité) Puis je suis passé au micro. Entre rock, punk et chanson française : ce fut le début de la gloire.

On peut dire que j’étais assez torturé. Ce fut d’ailleurs une de mes marques de fabrique. Que ce soit en chanson ou dans mes textes. Et encore, je parle pas de mes tableaux ! Mon style était reconnaissable a ma voix cassée. Toujours vêtu de noir, je suis souvent représenté avec un chapeau noir sur la tête.

Je fus également un homme engagé : j’ai participé à des concerts pour soutenir différentes causes. J’ai aussi animé des émissions de radio afin de donner la parole à ceux qui ne l’ont pas. Certaines de mes chansons ont par ailleurs été censurées. Notamment lorsque j’ai critiqué un certain président de la république nommé Nicolas S.

Je suis finalement mort le 10 janvier 2010. Après 20 ans de lutte contre ma maladie et un dernier concert mythique à l’Olympia. Mon histoire peut paraître tragique mais rassurez vous, ici je suis bien entouré !

Alors, z’avez trouvé qui j’suis les copains ?

Réponse

Mano Solo


6 – Rock

What’s up guys ? Je vous le dis en toute humilité : je suis LA star du Père Lachaise ! Why ? Parce que je fus le leader d’un des plus emblématiques groupe de rock de l’histoire. Ma tombe est la plus visitée du cimetière. C’est d’ailleurs à ma mort qu’on parla du fameux « club des 27 » pour la première fois. Rien que ça !

Bon, vous l’aurez deviné, je suis américain. J’ai débarqué sur terre le 8 décembre 1943 en Floride. Mon enfance a été tout sauf tranquille : à 11 ans j’avais déjà déménagé 9 fois pour suivre mon père militaire… Pour couronner le tout ma mère était hyper autoritaire. Une vraie castratrice !

Bref, j’ai pris les voiles dès que j’ai pu ! Malgré un parcours universitaire remarquable, j’était profondément torturé. J’ai alors commencé à écumer les bars des quartiers les plus sordides pour boire. C’est à cette époque que je me suis initié à LA drogue du moment : le LSD.

Et puis j’ai créé mon groupe de rock avec un pote d’université. Comme ça, peinard en fumant un pétard sur la plage. Pour être honnête on a galéré au début… Personne ne croyait en nous mais ce fut sacrément formateur. J’ai pris confiance en moi. Un peu trop même !

Mon goût pour la provocation fit le buzz et notre carrière décolla. Imaginez un peu : j’ai chanté que je voulais tuer mon père et coucher avec ma mère en plein concert ! Mais bon, j’étais aussi engagés. Le porte voix d’une génération toute entière qui s’est révoltée contre la guerre et les injustices sociale.

Bref je suis mort le 3 juillet 1971 à Paris. Je n’avais que 27 ans. La drogue à probablement eu raison de moi. Encore que, la raison de ma mort est encore sujet à controverse. Au moment même où je cherchais à prendre de la distance avec mes démons…

So, do you know who I am ?

Réponse

Jim Morrison


7 – Remember

Bonjour ! Sachez que je suis probablement le plus poisseux de ce cimetière. Non ne rigolez pas, je me retrouve dans votre parcours bien malgré moi. À vrai dire je n’ai rien fait d’autre que d’être au mauvais endroit au mauvais moment… Je m’explique.

Bon pour indice, sachez que je suis franco-algérien. J’étais étudiant à Paris lorsque des manifestations ont éclaté. Elles avaient pour objectif de faire reculer un projet de loi visant à réformer les universités françaises. La répression fut très rude !

Un soir, alors qu’une manifestation prenait fin je me trouvais par hasard dans les parages. Je sortais d’un club de jazz quand des « voltigeurs » me sont tombés dessus ! Pour infos les voltigeurs étaient des policiers anti-émeutes à moto armés de matraques. Pas des tendres je vous jure. Ils m’ont roué de coup avec un tel acharnement que je ne m’en suis jamais relevé…

J’ai pris la peine de mentionner mes origines car mon histoire fit écho partout dans le pays. Et notamment parmi les fils d’immigrés qui ne supportaient plus la brutalité policière. Je devins un symbole et près de 200 000 personnes marchèrent en ma mémoire dans 36 villes de France !

Vous ne serez pas étonné d’apprendre que les deux policiers qui m’ont tué ne sont pas allés en prison… Ils n’ont eu que du sursis. Mon histoire à tout de même permis la dissolution du groupe d’intervention ultra violent des voltigeurs.

Aujourd’hui des rues et des amphithéâtres portent mon nom. De grands chanteurs tels que Barbara, Renaud, Abd al Malik ou le rappeur Kery James m’ont mentionné dans leurs textes. Je fus même cité dans le film La Haine de Mathieu Kassovitz ! D’une certaine manière je continue à vivre à travers eux et je les en remercie du fond du cœur.

En espérant que mon histoire aura servi de leçon… Sauriez-vous deviner qui suis-je ?

Réponse

Malik Oussekine


8 – Bon vivant

Ciao signore. Je fais parti de ces artistes maudits qui ne connurent la notoriété que post mortem. J’avais pourtant tout pour réussir de mon vivant. Essentiellement en qualité de peintre (mais aussi de sculpteur)

Je suis né le 12 juillet 1884 à Livourne, en Italie. Mon enfance fut marquée par la faillite familiale et les galères : je n’arrêtais pas de tomber malade ! Si bien que mes parents m’envoyèrent prendre l’air à Florence.

J’en profita pour m’inscrire à l’académie des beaux arts de Florence à mes 18 ans. J’y pris goût et je poursuivis ma formation à l’institut des arts de Venise. Malgré ma santé fragile j’avais déjà le goût des femmes et de l’alcool.

Je fini par déménager à Paris. Plus précisément à Montmartre : faut dire que c’était « the place to be » pour un artiste. Capisci ? J’y ai côtoyé entre autres Toulouse-Lautrec, Paul Cézanne ou encore Picasso. Ma marque de fabrique ? Ma vitesse d’exécution !

Je me fis remarquer pour ne jamais retoucher mes tableaux. De toute manière je ne cherchais pas la perfection du trait. Bien au contraire la beauté des mes œuvres se trouvait dans leur imperfection. Demandez ça aux femmes qui ont posées nues pour moi. Ma spécialité!

Malgré mon talent j’ai vécu humblement. Seul mes amis peintre et mes nombreuses conquêtes ont cru en moi… J’était très torturé. Toute en retenue la journée, le démon qui vivait en moi se révélait au fil des gorgées d’alcool que j’ingurgitais !

A ce rythme ma santé finit par me lâcher définitivement. Je ne survécu malheureusement pas à une énième méningite tuberculeuse… À seulement 35 ans ! Ma pauvre femme en fut tellement dévastée qu’elle se donna la mort deux jours plus tard. Ma que tragedia !

Dernier indice avant de vous laisser : mon nom est associé au canular de Livourne.

Allora, ça vous parle ?

Réponse

Amedeo Modigliani



9 – Divin

Arf… Enfin des visiteurs ! Aujourd’hui il n’y en a plus que pour le pti jeune là-bas. Ouais l’amerlock ! Si vous saviez… A mon enterrement y avait plus de 40 000 personnes ici. Ma voix incarne la chanson française à travers le monde. Y faisait pas le poids l’autre !

Bon. J’suis née en 1915 en plein guerre. La légende veut qu’je sois née sur des marches rue de Belleville. Une vraie enfant d’la balle. On était tellement pov’ que mon vieux m’envoya grandir chez grand maman en Normandie… dans sa maison close !

Paraît que j’avais une jolie voix alors on me fit faire le tour des foires pour chanter. Mais bon j’en ai eu marre et j’suis rentrée à Paris. Je’m suis posée à Montmartre avec mon premier amour et on a essayé la vie normale : rien à faire s’tait pas pour moi !

On était tellement pov’… J’ai même du m’prostituer pour nourrir ma ptiote. Heureusement ça n’a pas duré et a force d’chanter dans la rue on m’a r’péré. C’était la folie ! Et que j’te fis des cabarets, et que j’te fis du music hall, etc…

J’ai même explosé dl’ autre coté dl’ atlantique. Chez l’autre petit ouais. C’est la quj’ai rencontré l’amour d’ma vie. Pas une chochotte comme tous ces messieurs non. Mon homme s’tait un boxeur ! Un champion du monde. Sa mort dans un accident d’avion m’a anéantie…

Je m ‘suis beaucoup droguée pour oublier… Mais ça m’a pas empêché d’continuer à chanter. Non m’sieur dames ! J’ai même découvert des talents comme Yves Montand, Charles Aznavour ou George Moustaki. Mon dernier fait d’armes avant d’crever fut d’sauver l’Olympia d’la faillite. J’y ai d’ailleurs chanté un concert en 1961 qui restera mythique !

Bref j’ai eu une existence peu chrétienne et mon enterrement ici fit tout une histoire. Mais comme le dit ma chanson : « nooonn rien de rien, je ne regrette rien ! »

Alors ? Z’avez devinez qui j’suis mes p’tis loups ?

Réponse

Edith Piaf


10 – Courage

Camarades ! Nous sommes au nombre de 147 et pendant deux mois durant, nous nous sommes battus pour nos idéaux. Ça nous a valu d’être fusillés ici même. Notre histoire marque la fin d’une période connue sous le nom de Commune de Paris.

Nous étions ouvriers, artisans, artistes, etc… Mais surtout parisiens et fiers de l’être ! On a résisté au siège de l’armée prussienne au prix de lourdes pertes. Et c’est y pas qu’en guise de récompense, notre président y nous retira nos canons de défense ! Trop « rouge » qu’il disait qu’on était…

Et effectivement on aspirait à un monde meilleur. Plus juste. Ou c’est le peuple et seulement lui qui déciderait de son sort. Alors quand on a vu les soldats du gouvernement venir nous retirer nos canons, on les a massacrés !

Dans la foulée on a proclamé notre indépendance. Et on élu le premier gouvernement communiste de l’histoire. Au suffrage universel direct s’il vous plaît ! Deux mois durant, nous avons redéfini les règles alors établies depuis des siècles. Il y avait une extraordinaire effervescence politique au sein des classes populaires ! C’était merveilleux.

Malheureusement l’armée vint nous botter les fesses. Les versaillais qu’on les appelait ces collabos ! Nous n’étions pas soldats et nous fûmes vaincus bien vite. Au terme de « la semaine sanglante ». C’est la qu’on trouva la mort après nous être retranchés au père Lachaise.

Cet épisode de l’histoire, aussi court fut-il, marqua les esprits à jamais. Notre histoire inspira les révolutions soviétique ou espagnole. Avec le succès qu’on connaît pour les premiers. Et pour symboliser la victoire du bien sur le « mal », le gouvernement fit construire une étrange église sur la butte Montmartre…Vous savez, le Sacré-Cœur. Quelle horreur !

Vous l’aurez donc compris, nous n’avons pas de nom. Mais n’oubliez pas que nous avons plus apporté à l’humanité que tous ces artistes qui reposent au Père Lachaise !

Réponse

Le mur des fédérés


11 – Poète

Hello gentlemen. Vous êtes ici devant ma tombe car je fus un auteur à succès. Tout autant pour mes romans que pour mes pièces de théâtre. L’histoire se souviendra de mon style raffiné et élégant. Un vrai dandy à la répartie et aux charmes redoutables.

Je suis né le 16 octobre 1854 à Dublin, en Irlande. Il paraît que ma mère voulait une fille. Ça tombait bien, j’étais très maniéré et j’apportais beaucoup d’importance à mon apparence. Elle perçut très tôt chez moi les prémices d’une vocation littéraire.

On me poussa donc à développer ma plume et je partis pour l’Angleterre étudier. Londres était la ville parfaite pour réussir dans mon domaine. J’écrivais des pièces de théâtre pour gagner ma vie. Au grand dam des cercles littéraires qui considéraient la poésie comme plus noble… Enfin… C’était nettement plus rentable !

Ma nouvelle notoriété acquise, je partis faire des conférences aux quatre coins du globe. C’est là qu’on me commanda ce qui fut ma plus grande œuvre : un roman qui fit sacrément scandale. Il me fut alors reproché de dissocier l’esthétisme de la morale…

Je dois avouer que je n ‘ étais pas peu fièr de déranger. Je suis d’ailleurs allé beaucoup plus loin en m’exhibant au bras de mon amant. Je peux vous dire que pour l’époque… Ce fut un sacré scandale !

J’en fus condamné à deux ans de travaux forcés pour mon homosexualité… Et cela m’a profondément marqué : je n’écrivis qu’une dernière œuvre à ma sortie de prison. Je n’étais plus dans le coup…

Désabusé, je parti m’exiler pour de bon à Paris. J’y vécu une vie de débauche. Celle-ci eu raison de ma santé ainsi que de mon portefeuille. Je mourus seul et sans le sou un soir de novembre 1900. Quel gâchis !

Notez que la forme de ma tombe représente un sphinx. Faisant ainsi allusion à l’un de mes poèmes les plus connus.

So my dears, avez-vous deviné qui je suis ?

Réponse

Oscar Wilde



12 – Moraliste

Mesdames, Messieurs. Je suis connu pour avoir rédigé l’un des plus grand chefs-d’œuvre de la littérature française. Mes écrits sont d’ailleurs toujours enseignés à l’école : je fus un écrivain « moraliste » au sens où je proposais des réflexions sur les mœurs de mon époque.

J’ai vécu bien avant la création du cimetière du Père Lachaise. Dès ma naissance j’eu la chance de mener une existence de châtelain. Sans ça je n’aurais surement pas eu la vie que j’ai eue : le concept d’ascenseur social n’en était qu’à ses balbutiements en mon temps !

J’ai donc reçu une bonne éducation. De là j’ai entamé une carrière de poète. Bien que je n’ai jamais fréquenté la cour du roi soleil, j’ai travaillé pour Fouquet : le surintendant des Finances de Louis XIV.

Malheureusement mes écrits dérangeront ce dernier et il me fit exiler en Limousin… Rigolez, mais à l’époque c’était le bout du monde ! Finalement j’eus raison de ne pas me décourager et je revins à Paris.

Tout s’est alors accéléré pour moi. Je n’ai pas arrêté d’écrire : des poèmes, mais aussi des pièces de théâtre, des contes et enfin des fables. C’est d’ailleurs ces dernières qui ont fait ma renommée en mettant en scène des animaux. Cette notoriété fraîchement acquise me valu même d’entrer à l’Académie Française !

Enfin… Après une belle carrière, Je suis finalement mort en 1695 des suites de la tuberculose… Ne pensez pas qu’on me laissa tranquille pour autant : mon corps fut enterré, puis déplacé à plusieurs reprises. J’ai finalement atterri ici en 1817, pas moins de 122 ans après ma mort ! Certains se demandent même si c’est bien moi dans cette tombe.

Et comme je l’ai si bien dit dans mes écrits : « la prudence est mère de sûreté » !

Alors ? Cette devise ne vous a t elle pas mis la puce à l’oreille ?

Réponse

Jean de la Fontaine


13 – Chantons

Ciao messieurs dames. S’il y avait un panthéon des artistes français, j’y aurait une place de choix croyez moi ! Je suis une star de music hall mais aussi de cinéma. Par ailleurs avec ma femme ici à mes côtés, nous fûmes l’un des couples les plus glamour du cinéma français.

Je suis donc né en Italie le 13 octobre 1921. Mes parents communistes durent fuir l’Italie fasciste. Direction Marseille. Et je peux vous dire qu’être un immigré « rital » à Marseille c’était pas évident… Mais heureusement je me suis découvert une passion : le cinéma et Fred Astaire. J’adorais ses numéros de claquette !

J’ai donc naturellement décidé de suivre ses pas. Bon… Au début je travaillais comme chauffeur de salle dans un cabaret du vieux port. C’était pas le feu mais c’était un début tout de même ! Et puis j’ai eu l’occasion de monter sur les planches. Montrer ce que j’avais dans le coffre.

Mes débuts furent plutôt convaincants et je me trouvais un nom de scène. Quelque chose de plus… Français. Mais le vrai déclic pour ma carrière fut de monter à Paris. Notamment grâce à Edith Piaf qui me prit sous son aile… et sous ses draps (héhé).

Tout le gratin de la musique française était alors à mes pieds. J’enchainais titres sur titres et fis des tournées dans toute la France. Mais mon truc à moi, c’était le cinéma. Vous vous souvenez ? Comme Fred Astaire que je voulais être ! J’ai donc débuté au grand écran. Aussi humblement qu’au cabaret. Puis ce fut la consécration. Je suis même allé réaliser mon rêve en allant tourner au USA. Aux côtés de la belle Marylin Monroe !

N’oubliez pas cependant que j’étais un homme engagé. J’ai profité de mon métier pour dénoncer les extrémismes de tout bord. J’ai milité pour les droits de l’homme et j’ai apporté mon soutien à des causes que je trouvais juste. Comme par exemple aux chiliens après le coup d’état de Pinochet. Et bien que je fus déçu par le communisme je suis resté un homme de gauche toute ma vie !

Alors qui suis-je ?

Réponse

Yves Montand



14 – Penseur

Encore un écrivain vous direz. Oui mais je fus l’une des plumes les plus raffinées de mon époque. Bien trop en avance pour mon temps. Tout ma vie d’écrivain durant je fus à la recherche du temps perdu et cela me valut l’obtention d’un prix Goncourt en 1919 !

Je suis donc né dans le très bourgeois ouest parisien le 10 juillet 1871. J’y vécu une enfance bourgeoise à la santé fragile. Seul mon esprit ne me fit pas défaut et je développai très tôt une grande finesse d’esprit. Personnellement je n’ai pas gardé un souvenir mémorable de cette enfance étouffante collé à une mère qui me surprotégeait.

Après un premier roman non abouti je me suis donc lancé dans mon œuvre majeure. Il s’agissait pour moi d’une réflexion sur le temps qui passe et les petites choses du quotidien qui nous ramènent à notre enfance. En ce qui me concerne il s’agissait des madeleines de ma tante et vous ? J’ai également profité de ma plume pour faire un portrait critique de mon époque et de ses bonnes mœurs.

Il faut dire qu’au delà de ma fragilité apparente et de mon homosexualité affirmée, je naquis avec le lourd fardeau d’être juif dans une France à l’antisémitisme décomplexé. Tout bien même n’ayant pas souhaité m’identifier à la religion de ma mère, l’affaire Dreyfus affecta profondément mes écrits.

En matière de style, mon écriture se démarque notamment par la longueur de mes phrases. Mes fréquentations de l’hôtel du Ritz s’amusèrent d’ailleurs à m’en donner des surnoms que je tairai au risque d’être démasqué !

Je suis mort le 18 novembre 1922 après avoir tout de même vécu 51 ans ! Et pour la petite histoire, vous trouverez des photos de moi sur mon lit de mort : elles furent réalisées par le célèbre photographe Man Ray !

Alors avouez-le, je vous ai bien aidé !

Réponse

Marcel Proust


15 – Romantisme

Mesdames, Messieurs, vous n’en n’avez pas marre de ces écrivains ? Je dis place aux peintres ! Et sachez que je ne suis rien de moins que l’auteur du plus célèbre tableau français. Oui Oui. Je parie même qu’en le voyant vous direz : « à mais oui mais c’est bien sûr ! »

Je suis né en banlieue parisienne le 26 avril 1798. Enfin… à l’époque c’était la campagne. J’ai eu une enfance compliquée : mon père mourut au combat… Et quelques années plus tard ce fut au tour de ma mère. Les droits de succession nous ruinèrent mes frères et moi.

Il me fallu alors subvenir à mes besoins et je tirai profit de mes enseignements artistiques. J’ai commencé par la peinture décorative sur commande de clients fortunés. Mes œuvres sont bourrées de références bibliques et antiques. Le tout réalisé à la perfection.

Il faut dire qu’a la technique je n’étais pas un rebelle et je l’assume. Je m’inscris dans un mouvement appelé Romantisme. J’en suis d’ailleurs son plus illustre représentant. Mais n’allez pas croire que mes œuvres sont « fleurs bleues ». Non non, rien de romantique là-dedans.

C’est en 1831 que l’État me commanda mon chef d’œuvre. J’étais alors au sommet de mon art ! Bon… Paradoxalement il ne fut que très peu exposé et pour cause : il représente une foule en révolte sur une barricade. Incitation à l’émeute qu’ils ont dit ! Enfin… Ça n’empêcha pas l’État de me commander d’autres peintures sur les murs de l’assemblée Nationale et du Sénat.

Alors vous vous dites : il a vécu une vie mondaine et a connu le succès. Oui mais à quel prix ? J’ai trop rarement guidé mes choix artistiques en fonction de mes propres envies et ça reste l’un de mes plus grands regrets.

Je suis mort le 13 aout 1863 d’une tuberculose. On m’enterra ici et je dois avouer que je ne suis pas mécontent de ma tombe : sa forme fait référence aux tombeaux de la Rome antique. Un peu à l’image de mes tableaux.

Alors, qui suis-je ?

Réponse

Eugène Delacroix



16 – Romancier

Mes salutations les plus distinguées chers visiteurs. Sachez que vous terminez ce parcours avec l’un des plus grands romanciers de l’histoire. Et pour cause : j’ai eu cette idée folle de faire revenir mes personnages d’un roman à l’autre. Ça peut paraître bête mais il fallait y penser !

Je suis né le 20 mai 1799 dans la charmante ville de Tours. Je n’ai malheureusement tissé que très peu de lien avec mes parents. En effet ils n’ont pas arrêté de m’envoyer loin d’eux. A croire qu’ils ne voulaient pas de moi…

C’est donc tout logiquement qu’ils me laissèrent deux ans pour m ‘essayer à l’écriture. Tant que je restais à Paris loin d’eux. Faut dire que j’étais déjà un sacré personnage ! Et un bourreau de travail !

Mes débuts ne furent pas concluants. Cependant ça ne m’empêcha pas de prendre goût à l’écriture. Et en parallèle de mes nombreux projets, j’ai écrit mon œuvre majeure : la comédie humaine.

C’est en réalité une série de romans. Je me suis ainsi attelé à décrire mon époque. Mais comme indiqué plus haut, mon idée de génie fut de faire revenir mes personnages. En toute humilité je peux dire que je suis l’inventeur des séries !

Au delà de mes romans, je fus aussi penseur et journaliste. Faut dire que nous étions des stars à l’époque. J’ai d’ailleurs travaillé pour le Figaro et mes semblables s’appelaient alors Victor Hugo, Alexandre Dumas, etc… Nous avons ainsi pu influencer les mœurs de notre temps.

Je vous l’ai dit j’étais un vrai fou fou. Et je me suis lancé dans divers entreprises. Bon… elles ne m’ont finalement apportée que des dettes. J’ai même dû vivre sous de faux noms pour échapper à mes créanciers !

À ma mort j’étais carrément fauché ! Le cimetière n’a jamais été aussi plein que pour mon enterrement. Sauf peut être pour celui de la petite jeune. Oui, la petite Piaf.

En espérant que nos histoires vous aient donné envie d’en apprendre un peu plus sur nous. A la revoyure !

Réponse

Honoré de Balzac



17 – Métro Père-Lachaise

32 boulevard de Ménilmontant, 75020 Paris

Vous voilà arrivé à la fin de ce parcours. En espérant que cette immersion dans le plus grand cimetière de Paris vous a plus. On vous dit à très bientôt !