Promenade des femmes illustres

Promenade des femmes illustres

4 km Paris 7e 2h30

historique

insolite

culturelle

DEBUT DU PARCOURS !

1 – Intro

126 Rue de l’Université, 75007 Pari

Bienvenue mesdames et messieurs,

Bienvenue au point de départ de ce parcours. De l’Assemblée nationale au Sénat, vous vous apprêtez à aller à la rencontre de femmes illustres ayant fait l’histoire de Paris.

Par ce que bien trop souvent elles ont été occultées de l’histoire de notre beau pays, vivez cette balade tel un hommage à leur égard.

Bonne visite !

2 – Nafissa Sid Cara

78 Rue de Lille, 75007 Paris, France

Comme indiqué, avec un parcours allant de l’Assemblée nationale au Sénat vous vous en doutiez : notre 1re femme illustre ne pouvait être qu’une polititienne ! Et elle n’est pas des moindre. En effet, Nafissa Sid Cara fut la première femme membre d’un gouvernement de la Cinquième République française. Mais également la première musulmane secrétaire d’État. Rien que ça !

Madame Sid Cara fut élue en 1958 en tant que députée d’Alger à l’Assemble Nationale française et devint secrétaire d’Etat « chargée des questions sociales en Algérie et de l’évolution du statut personnel de droit musulman ».

Elle officia ainsi ici, à l’hôtel de Beauharnais rue de Lille où elle restera jusqu’au 14 avril 1962. Œuvrant à la promotion des femmes musulmanes.

Par la suite, elle devint inspectrice générale des affaires sociales jusqu’en 1975 et en 1979, membre de la commission nationale chargée de l’étude des problèmes des Français .

Son histoire peut aujourd’hui vous paraître commune seulement voilà : il a fallu attendre 60 ans et le gouvernement d’Emmanuel Macron pour que les femmes soient majoritaires. Alors chapeau Madame Sid Cara !

N’hésitez pas à prendre des photos et les partager sur Instagram avec le hashtag #walkerzfrance

3 – Rosa Bonheur

64 Rue de Lille, 75007 Paris, France

Nombreux sont les Parisiens à connaître le bar du Rosa Bonheur au parc des Buttes-Chaumont. Mais combien savent d’ou lui vient son nom ? Et bien tout simplement de la première femme peintre française à recevoir la Légion d’honneur ici, au 64 rue de Lille en 1865 !

Rosa Bonheur, née Marie-Rosalie Bonheur était spécialiste en représentations animalières.

Ses œuvres sont aujourd’hui exposées partout dans le monde. Notamment au Métropolitan Museum of Art de New-York, au Musée du Louvre, au Musée National de Varsovie… Rosa Bonheur est aussi la première artiste à voir le marché de l’art spéculer sur ses tableaux.

Mais c’est avant tout une femme marquée par son époque et ses mœurs.. Elle vécut ainsi en opposition à ce que devait être une femme de son temps : refusant ainsi de se marier et se lançant dans une carrière artistique. Bref, une sacrée personnalité !

Voici un joli petit résumé de sa vie en vidéo !

4 – Sonia Delaunay

16 Rue de Saint-Simon 75007, Paris

Artiste peintre d’origine ukrainienne, Sonia Delaunay et son mari Robert vécurent et créèrent ici : au 16, rue de St-Simon.

Alors son nom ne vous dit peut-être rien, mais l’artiste a connu une certaine notoriété de son vivant : elle s’est d’ailleurs vu offrir une rétrospective de son œuvre au musée du Louvre en 1964 et elle reçu la distinction d’officier de la Légion d’honneur en 1975 !

Son célèbre tableau « Philomène », est aujourd’hui conservé au centre Pompidou. Mais à sa mort elle laissa une œuvre bien plus riche comprenant également des tissus imprimés, des livres d’artistes, des robes de haute couture et des objets d’art…

Sonia Delaunay se disait ainsi incapable de définir sa forme d’art, se refusant à être cantonnée à une seul et unique forme d’expression.

En attendant, n’hésitez pas à vous extasier devant ses peintures en musique.

5 – Madame de Staël

102 rue de grenelle, 75007 Paris, France

Probablement l’une des pionnières en matière de féminisme, madame de Staël a élu résidence ici à partir de 1798.

Grande romancière du mouvement romantique, Germaine de Staël a également joué un rôle politique. Notamment avec ses livres « Delphine » en 1802 et « Corinne ou l’Italie » en 1807, qui dénonçaient les conditions de la femme du 18e siècle.

Elle fut d’ailleurs décrite comme “empiétant les domaines réservés aux hommes” par la plupart des hommes politiques et écrivains de l’époque,. Napoléon lui-même a dit : “J’ai 4 ennemis dans la vie. La Prusse, la Russie, l’Angleterre et Madame de Staël !”

Pour en savoir plus :

6 – Romy Schneider

11 Rue Barbet de Jouy, 75007 Paris, France

Un peu à l’image de Diane Kruger, Romy Schneider était la plus Française des actrices allemandes de son temps !

Celle qui est connue du grand public pour son rôle de Sissi l’impératrice a tourné avec les plus grands : Visconti, Tavernier, Welles, Sautet, etc… Les Français se souviennent notamment du film “La piscine”, ou elle donnait la réplique au jeune Alain Delon alors au sommet de sa gloire.

Profitant de sa notoriété d’actrice, elle s’engagea pour les droits de la femme en militant dans les années 70 pour un avortement libre. Elle signa ainsi le Manifeste des 343 pour l’avortement précisant avoir elle-même avorté.

Elle vécut ici à Paris, rue Barbet-de-Jouy jusqu’à sa mort prématurée à 43 ans en 1982, après avoir connu une grande carrière internationale.

Enfin, en 2008, elle reçut un césar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.

On vous invite au passage a (re)voir “La piscine”:

7 – Elsa Triolet

56 Rue de Varenne, 75007 Paris, France

Née Ella Yourevna Kagan en 1896 à Moscou, vous arrivez devant le lieu de résidence d’Elsa Triolet. Elle séjournat rue de Varenne à partir de 1957.

Alors vous auriez bien tort de la réduire à son simple rôle de muse du poète Louis Aragon ! En effet, madame Triolet est la première femme à recevoir un prix Goncourt en 1944 ! Elle écrivit des œuvres telles que « Le premier accroc coûte deux cents francs » ou encore “l’inspecteur des ruines”. Bref elle est tout simplement l’une des plus grandes auteures de son époque !

Mais ce n’est pas tout : femme de caractère issue d’une famille juive, elle fut également résistante pendant la guerre. Publiant ainsi des journaux anti occupation dans la zone libre (Lyon).

Elle fit enfin l’objet d’un court-métrage d’Agnès Varda en 1966 appelé “Elsa, la Rose” que l’on vous invite a regarder.

8 – Virginie Hériot

54 Rue de Varenne, 75007 Paris, France

Virgine Hériot fut une navigatrice française voisine du couplet Triolet-Aragon. Une plaque commémorative est aposée sur la devanture de l’immeuble.

Médaillée d’or aux JO de 1928 pour sa victoire sur le Yacht « Aile VI », elle reçut également la Légion d’honneur et la reconnaissance des Anglais la considérant comme « la plus grand yachtwoman du monde » ! Alors quand vous connaissez le lien qui unis les Anglais à la mer, vous comprenez mieux quel matelot elle fit !

La désormais poétiquement nommée “madame de la mer” devint par la suite ambassadrice du sport nautique en France. Faisant la promotion des architectes, des chantiers navals et des armateurs français à l’international.

Notez enfin que sa mort (d’une syncope) arriva au moment précis de franchir la ligne d’arrivée de la course des régates d’Arcachon, tel un bon roman, alors qu’elle était en train de naviguer.

9 – Flora Tristan

100 Rue du Bac, 75007 Paris, France

Considérée comme première féministe par beaucoup, Flora Tristan est une figure majeure du débat social des années 1840.

Elle habitait ici, au 100 bis rue du bac ou elle écrivait des textes pour la défense de la classe ouvrière. Notamment sur des questions de protection sociale, de droit du travail et surtout sur l’égalité hommes-femmes.

Et il faut dire que ce n’est pas totalement le fruit du hasard. En effet elle est née d’un père péruvien et d’une mère française alors en exil en Espagne. Flora était considérée comme une “bâtarde” aux yeux de tous. Ce qui l’a fortement affecté dans son enfance et a influé sur son envie de combattre les injustices. Elle fut ainsi à la fois : femme de lettre, ouvrière dans les filatures, militante socialiste et aventurière.

À noter enfin qu’elle est aussi la grand-mère maternelle de Paul Gauguin. Découvrez en plus sur elle avec ce reportage sur son périple au Pérou, sur les traces de la famille de son père.

10 – Simone de Beauvoir

Café de Flore – 172 Boulevard Saint-Germain, 75006 Paris, France

Le café de Flore était considéré comme le quartier général de plusieurs grands esprits. Dont une certaine Simone de Beauvoir.

Compagne de Jean-Paul Sartre, elle est notamment l’une des auteures les plus lues au monde. Rien que ça ! Le prix Goncourt lui fut décerné pour son roman « Les Mandarins » en 1954.

Mais l’ouvrage que l’on retiendra surtout d’elle est celui intitulé “Le deuxième sexe” : en effet, elle est considérée pour beaucoup comme une des théoriciennes du mouvement féministe. Et avec ce livre elle fut l’une des premières à aborder le sujet du plaisir sexuel chez les femmes. Aujourd’hui cela peut paraître banal mais imaginez pour l’époque !

Elle participa par ailleurs en 1971 à l’écriture du manifeste des 343 appelant à légaliser le droit à l’avortement. Et à ce titre la société toute entière lui est reconnaissant.

Elle fut également impliquée dans les grands débats de son époque en qualité d’intellectuelle. Notamment sur les guerres d’Algérie ou en Indochine. Et toutes ses prises de position peuvent être sujette à controverse. Cependant personne pourra lui reprocher d’être restée les bras croisés !

11 – Geneviève De Gaulle

68 Rue Bonaparte, 75006 Paris, France

Vous arrivez au 68 rue Bonaparte : c’était la boite aux lettres clandestine de la Résistance durant l’occupation allemande.

Geneviève de Gaulle, nièce du général et alors résistante, y fut arrêtée sur dénonciation par la Gestapo à l’âge de 22 ans. Après un court passage à la prison de Fresnes, elle fut déportée au camp de concentration de Ravensbrück en février 1944. De sa libération par l’Armée rouge, elle écrira 50 ans plus tard « la traversée de la nuit » retraçant ses mémoires.

Mais au delà de son action de résistante, Geneviève de Gaulle fut surtout la présidente d’ATD quart monde France pendant près de 34 ans ! Très engagée auprès des gens en situation de grande misère, c’est un passage au bidonville de Noisy Le Grand qui la convint de rejoindre l’association. Reconnaissant dans la tragédie que vivaient les familles du bidonville des similitude avec sa propre détresse d’ancienne prisonnière.

Elle meurt en 2002, et ne sera pas déplacée au Panthéon afin de rester avec son mari jusqu’en 2015 où ils le seront tous deux.

12 – Olympe de Gouges

18 Rue Servandoni, 75006 Paris, France

Attention grande personnalité en perspective ! C’est ici au 18 rue Servandoni qu’Olympe de Gouges a rédigé la “déclaration des droits de la femme et de la citoyenne” en 1791.

Alors vous n’en aviez probablement jamais entendu parlé et c’est normal : Olympe fut guillotinée en 1793 ! Ses idées étant probablement trop en avance pour son temps…
Et en avance elle l’était. À la fois féministe et réformiste, elle milita pour l’abolition de l’esclavage et réclama des refuges pour les plus vulnérables. Elle plaida également pour le droit au chômage des ouvriers ou encore le droit au divorce pour les femmes.

Issue de la bourgeoisie Montaubane, Olympe de Gouges fut une femme influente des cercles parisiens. Créant notamment une troupe de théâtre proclamant l’abolition de l’esclavage. Ses prises de positions et son train de vie lui valurent la qualification de “courtisane”… De prostituée, si vous préférez.

Elle fut très engagée lors de la révolution française. Et elle supporta mal d’être reléguée au second plan. Considérant que : “les femmes pouvant aller à l’échafaud, elles pouvaient également aller à la tribune”. Autrement dit, si elles pouvaient être guillotinées pour leurs idées, elles devaient pouvoir les défendre au même titre que les hommes !

Voici un petit résumé sur son parcours:

13 – Nicole-Reine Lepaute

15 Rue de Vaugirard, 75291 Paris, France

Vous terminez ce parcours devant le Senat : Nicole- Reine Lepaute est née au palais du petit Luxembourg où logaient ses parents au service de la famille d’Orléans.

Cartographe des comètes et des éclipses, elle est, avec Caroline Herschel et la marquise du Châtelet une des principales femmes scientifique du siècle des Lumières.

Elle s’illustra ainsi par le calcul de nombreuses éphémérides astronomiques et nautiques dans la seconde moitié du 18e siècle : notamment en établissant la carte de la progression en Europe, de l’éclipse annulaire du 1er avril 1764.
Elle aida même au calcul de la date précise du retour de la comète de Halley de 1759. Alexis Clairaut qui publia la « Théorie des comètes » oublia cependant de mentionner son nom.. Comme par hasard.