Maison Blanche

Le Paris Champêtre

4 km Paris 13e 2h30

champêtre

insolite

romantique

DEBUT DU PARCOURS !

1 – Intro

74 avenue d’Italie, 75013 Paris

Votre parcours débute ici. Aux portes de la Butte aux Cailles . Alors pour votre information son nom n’a rien à voir avec l’oiseau. Non non. Elle se fait appeler ainsi en l’honneur de Pierre Caille. On ne sait malheureusement pas grand chose sur ce petit malin. Si ce n’est qu’il a acheté le terrain en 1543.

À l’époque il n’y avait que des champs et des prairies ici. Et comme vous pourrez le constater ça grimpe. Alors ok c’est pas Montmartre mais quand même. Le point le plus haut culmine à 28 mètres au-dessus de la Bièvre. Vous savez ? Cet affluent de la Seine qui a été recouvert au 19e siècle. Pour raisons sanitaires. Mais aussi pour en finir avec les nombreuses inondations.

Bref le quartier a une particularité : son sol est un vrai gruyère ! Et ce n’est pas un hasard. A ça non ! La Bièvre avoisinante a attiré l’industrie minière au 17ème siècle. Et nos amis les miniers ont creusés plein de galeries qui ont fragilisé le sol. Coup de bol pour nous, ça a rendu toute construction lourde (et moderne) impossible ! Exit les boulevards haussmanniens et les tours HLM. Vous entrez dans un petit coin d’histoire de Paris.

Et on peut dire que ça a façonné l’esprit du quartier : rebelle. Bah oui ! Quand on est différent on fait rien comme les autres !

On note par exemple que les habitants ont été très actifs durant la Commune de Paris. Participation pour laquelle ils ont payé cher… Et depuis 20 ans le quartier est réputé pour être le terrain de jeu des Street artistes.

Allez c’est parti les amis. Bonne visite !

2 – Graffitis

28 rue Samson, Paris

Un peu partout dans le quartier fleurissent ces murs. Ouverts au street-art. Et c’est pas pour nous déplaire ! Paris est une ville musée certes. Mais il faut aussi savoir vivre le moment présent. Et ici les murs sont vivants ! Les œuvres continuent d’évoluer au gré des artistes et graffeurs de passage. Alors on se gardera de les commenter. Laissez vous portez et flânez dans ce quartier où il fait bon vivre.

N’hésitez pas à prendre des photos et de les partager sur Instagram avec le hashtag #walkerzfrance

Chaque semaine nous offrons une balade gratuite aux photos les plus originales !

3 – Passage “street-art” Boiton

2 Passage Boiton, Paris

La frontière est souvent poreuse entre graffiti et street-art. Malgré cela l’un est bien vu tandis que l’autre est décrié…

Vous voyez le vélo perché au-dessus de vos têtes ? Quelle idée saugrenue! Et ben c’est l’oeuvre de l’artiste Monsieur BMX. Ce Montpelliérain a commencé par le tag avant de le combiner à son premier amour: le BMX. Sans refaire toute son histoire sachez que c’est un artiste engagé! Pour un monde plus solidaire et pour lutter contre le gaspillage alimentaire! Après avoir collé des vélos il s’affaire maintenant à coller des caddis de supermarché. La démarche? Déposez-y vos surplus alimentaires pour ceux dans le besoin!

Alors la prochaine fois que vous en voyez un, vous savez ce qu’il vous reste à faire!



4 – Rue Buot – la rue du street-Art!

rue Buot, Paris

Alors vous avez déjà vu un paquet de jolis dessins. Mais cette rue est LA plus fournie ! Il y a ici du street-art à profusion. Pour tout les goûts et tous les âges.

Encore une fois les œuvres sont susceptibles d’évoluer. Alors ouvrez grand les yeux et profitez !



5 – Place de la commune

Place de la commune

Comme indiqué vous arrivez place de la Commune. Et les habitants du quartier y ont pris part activement. On peu même dire qu’ils ont été héroïques !

Les 24 et 25 mai 1871 a eu lieu la bataille de la Butte aux Cailles : les 3 500 communards présents ont défendu la colline deux jours durant… Contre pas moins de 23 000 Versaillais ! Faites le calcul. Ça fait du 7 contre 1 ! Pas très fair-play vous en conviendrez.

Mais alors qu’ils tenaient bon le Panthéon est tombé aux mains des Versaillais. Il leur a alors fallu battre en retrait pour éviter d’être encerclés. Au final, seul un millier d’entre eux a réussi à rejoindre la Rive droite. Ceux restés derrière ont eux connu le triste sort d’être fusillé.

Chaque année, l’association des amis de la Commune se réunit sur cette place pour leur rendre hommage. N’hésitez pas à vous rendre sur leur site pour en apprendre plus sur cet événement majeur de l’histoire de Paris !

6 – Épicier de la rue des cinq diamants

54 rue des cinq Diamants, Paris

Vous prendrez bien un ti dernier pour la route ?! Allez. Dernier Mur street-Art de ce parcours!

7 – Passage Barrault

Il est y pas mignon ce passage ? Avec ses pavés et ses petites maisons fleuries. Ça donne parfois l’impression de faire un saut dans le passé ! On adore ! C’est l’un des nombreux passages que compte le quartier.

Et d’ailleurs en parlant du passé. Le passage en est un seulement depuis 1873. Avant ça il s’agissait d’une voie privée qui appartenait à un gus du même nom : M. Barrault. Et pour info ce n’est pas une exception à Paris.

Il y a pas moins de 500 voies parisiennes qui portent le nom de leur ancien propriétaire ! Soit environ 8% du total des voies.

Au passage si vous aviez encore un doute. On les voit bien ici les 28 mètres au dessus de la Bièvre. Vous trouvez pas ? En tout cas nous on est sous le charme. On espère que vous aussi !


8 – Mur Street-Art

30 rue Alphand, Paris

9 – Mur Street-Art Again

12 Passage Sigaud, Paris

10 – La petite Alsace

10 rue Daviel, Paris

Comme son nom l’indique, direction l’Alsace ! N’hésitez pas à pousser le portail. Tout le charme est dans la cour.

Alors il s’agit d’un ensemble de 40 maisons de ville construites en 1912. Ou plutôt des pavillons ouvriers en briques. Et pour la petite histoire, elles n’ont rien à voir avec la région alsacienne… Elles auraient même été commandées par une entreprise bretonne ! L’ensemble doit en réalité son nom de l’architecture des maisons. En effet les colombages sont de style dit « alsacien ». Alors certes l’histoire peu vous paraître décevantes mais tout de même : elles sont pas trop stylées ces maisons ?!

Sachez par ailleurs qu’elles sont surplombées par la petite Russie. Et là pour le coup il y a bien un lien. Cet ensemble de pavillons ouvriers blanc a été construit pour le compte d’une société de taxi. Et la plupart d’entre eux étaient russes. Pour l’apercevoir levez les yeux. Elle est au 3ème étage du parking se trouvant derrière la petite Alsace.

11 – Galerie Pourquoi pas

33 rue Vergniaud, Paris

Horaires d’ouverture : 13:00 – 19:00

Petite parenthèse galerie. Et oui. Pourquoi pas ? Cet espace est une invitation au voyage. Et plus particulièrement l’Asie. Mais pas que.

Alors laissez vous porter par votre imagination et entrez dans cet espace hors du commun. N’hésitez pas à déambuler entre les plantes, les statues de bouddha et, et… Les storm troopers sortis tout droit de l’univers de Star Wars !

Au passage appréciez la structure de l’entrepôt. Avec sa grande verrière. C’est l’un de nos lieux préférés dans le secteur !

12 – Les portails de la rue de la Colonie

3 rue de la Colonie, Paris

Fini la Butte aux Cailles Vous entrez dans le secteur de la Cité Florale. Et vous comprendrez plus tard pourquoi !

Alors en prémices de ce qui vous attend voici la rue de la colonie. Veuillez tourner votre regard à gauche sur les jolis portails colorés : on se croirait à la campagne ! La rue tient son nom des chiffonniers de Paris. Ces gens d’une extrême pauvreté vivaient dans des taudis… Qu’on appelait alors des colonies !

Leur travail consistait à ramasser ce qui pouvait être réutilisé. Et ils tenaient un rôle important au sein des villes. Si vous préférez ce sont les ancêtres des éboueurs. Mais avec l’arrivée de ces derniers ce fut la fin de leur activité.

Maintenant rendez-vous au prochain arrêt. Et promis : vous serez pas déçu du détour !

13 – La Cité florale

8 rue des Glycines, Paris

Attention mesdames et messieurs. Roulements de tambour ! Voici la Cité florale ! Ce micro-quartier est pour nous l’un des plus insolites de Paris : plus besoin de prendre les transports pour s’évader !

La Cité florale a été construite en 1928. Et comme vous l’aurez remarqué, ici pas d’immeubles. Mais des charmants pavillons fleuris. C’est encore une fois la fragilité du sol qui a sauvé ce terrain des tours. Comme pour la Butte aux Cailles.

Ici les rues sont pavées et chaque maison possède son propre jardin. Alors pourquoi le quartier s’appelle-t-il ainsi ? Et ben chaque rue possède le nom d’une plante. Et comme c’était pas suffisant ses habitants ont eu la bonne idée d’aller plus loin : les pots de fleurs ont fleuri (pardon pour le jeu de mots) un peu partout ces dernières années. Un de nos coups de cœur à Paris !

Direction maintenant le quartier des Peupliers.



14 – La façade fleurie du 71

71 rue de la Colonie, Paris

Retour rue de la Colonie.

Pour info sa construction s’est faite en 3 temps. Et à cheval sur les quartiers de la Cité florale et des Peupliers. Alors avant de découvrir l’une des allées les plus secrète de la capitale, faites un stop au n°71 : est-y pas belle cette façade fleurie ?!

15 – Le square des Peupliers

72 rue du Moulin des Prés, Paris

Détrompez-vous ce n’est pas un square. Mais plutôt une allée. Alors certes après ce que vous venez de voir… Ici rien d’extraordinaire. Mais combien sont passés devant sans même le savoir ? On adore sont coté secret !

Sachez qu’il a été construit en 1926. Cependant il a fallu attendre un arrêté de 1959 pour pouvoir en profiter. En effet c’était une voie privée avant ça. L’allée bordant les pavillons mesure 142m de long pour 3 de large. Autant vous dire qu’il faut éviter de monter le son… Au risque de se mettre ses voisins à dos !

Au passage, ne manquez pas de vous arrêter au n°35 : les propriétaires ont accroché une drôle de pancarte au dessus de la porte !



16 – Rue Dieulafoy

8 rue Dieulafoy, Pariss

Dernier lieu de ce parcours. Vous êtes rue Dieulafoy. Admirez sa voie pavée. Ses maisons colorées qui la bordent avec leurs toits pointus.

Sachez qu’elle porte le nom du médecin Paul Georges Dieulafoy qui travaillait non loin de là. Mais elle doit sa renommée à l’architecte Henry Trésal : c’est lui qui dirigeat la construction de ces maisons en 1929. En collaboration avec un certain Adolph Thiers. Grand architecte français à ne pas confondre avec le chef d’état !

À mi-chemin entre la maison bourgeoise et les pavillons de banlieue. Les maisons ont ainsi été pensées pour accueillir une population aisée. Autant vous dire que ça risque pas de changer !

17 – Métro Maison Blanche

162 avenue d’Italie, 75013 Paris

Vous voilà arrivé à la fin de ce parcours. En espérant que cette immersion dans les vestiges du 13ème arrondissement vous a plus. On vous dit à très bientôt !